Combien de temps? Combien de temps s'était écoulé depuis que j'avais disparu?
Combien de semaines avaient passés, de mois et d'années lorsque je m'étais retiré?
Qui pourrait le dire aujourd'hui? Qui se préoccupe réellement du temps?
Le temps...une chose au delà de nos puissances, au delà de nos capacités, incontrôlable, filant toujours mais de manière différente, tantôt lentement, tantôt rapidement.
Je dois l'avouer, aujourd'hui le temps m'est totalement indifférent, et je ne le considère pas plus.
Ma longue, très longue absence a sans doute changé des choses, en vérité, bon nombre des membres originaux de l'organisation ont, comme moi, disparus dans la nature.
Ce jours de printemps, il faisait un soleil radieux, et le chant, gazouillement joyeux, des oiseaux se faisait entendre, venait de toute direction, de toute tonalité, de toute mélodie, mais chacun rivalisant avec l'autre, essayant toujours de chanter plus fort.
La rivière claire se reflétait de mille couleurs, éclairée par le soleil de Midi, et descendait sur les rochers plats dans un petit gargouillement.
Les arbres et les fleurs eux aussi montraient que le printemps était de retour. Leurs feuilles vertes s'étendaient, et de petites fleurs blanches poussaient au bout des bourgeons, à la grande joie des abeilles et bourdons qui tournaient autour avec excitation.
Ainsi donc, c'est par une journée magnifique que je décidais de mon retour. J'avais mûrement réfléchi à la question, pesant le pour et le contre, et Samehada se languissait des forts chakra si communs aux Jinchuuriki. Et ce fut là ma principale raison à mon retour, juste devant une envie à nouveau de combattre. En réalité, il faut l'avouer, dès que je quittai l'organisation, des dizaines de Oi-nin se lancèrent à ma poursuite pour tenter de m'abattre. Maigre brindille, ridicules adversaires.
Je désirais retrouver le dénommé Gai Maito, pour le punir de m'avoir battu. Certes, je n'étais là qu'au tiers de ma puissance, mais je ne lui ai pas pardonné. Et il fallait le dire, sa puissance était très grande, personne auparavant n'avait réussi à me battre.
Enfin...personne excepté le Mizukage. Bref, passons.
Ainsi, ce fut sans doute l'amour du combat pour moi, et celui du chakra pour Samehada qui me fis revenir en ce jour. Faisant un pas pour entrer, je montrais ma bague. Cette dernière, comme toujours, s'illumina, faisant se soulever le rocher. Entrant, je partais voir dans la pièce où se trouvait habituellement le Leader...enfin, en hologramme. Entrant, je lui annonçais clairement ma demande: une mission de capture de Bijuu